Courant de probabilité
Mots-clés: courant de probabilité · équation de continuité · onde plane · onde stationnaire · onde évanescente · vitesse
Exercice 1 : Courant de probabilité
Pour une particule de masse décrite par une fonction d'onde à une dimension, le courant de probabilité est défini par
Pour un état stationnaire, l'équation de continuité impose que soit indépendant de . On calcule ici le courant de quelques fonctions d'onde classiques. Dans tout l'exercice, et sont des réels strictement positifs, et , des constantes complexes.
Avec , on reconnaît , où est la densité de probabilité et la vitesse classique. C'est la relation habituelle entre débit, densité et vitesse dans un fluide : l'onde plane décrit un flux uniforme de probabilité qui se déplace vers les croissants à la vitesse .
Posons . Les deux termes croisés s'écrivent , qui est imaginaire pur. Multiplié par , il donne , qui est réel, et ne contribue donc pas à la partie imaginaire. Il reste Le courant total est la différence entre le courant de l'onde se propageant vers la droite et celui de l'onde se propageant vers la gauche : les deux ondes transportent la probabilité indépendamment l'une de l'autre. Pour l'onde stationnaire , on a , et le courant est nul : les deux flux opposés se compensent. On peut aussi le voir directement : est réel.
Les deux premiers termes sont réels. Les deux derniers s'écrivent . Ainsi Ce courant, indépendant de comme il se doit, est non nul si et seulement si et sont tous deux non nuls et n'ont pas la même phase modulo . Une exponentielle réelle seule ne porte pas de courant, mais une combinaison des deux exponentielles avec des coefficients de phases différentes en porte un. C'est exactement ce qui se passe à l'intérieur d'une barrière de potentiel de largeur finie : les conditions de raccordement imposent une telle combinaison, et le courant qui traverse la barrière est égal au courant transmis.
La partie imaginaire vaut , et donc Le courant ne dépend que du gradient de la phase : c'est la phase de la fonction d'onde qui code la vitesse locale de l'écoulement de probabilité. Pour l'onde plane, et , d'où et , en accord avec la première question.