État initial parabolique dans le puits infini
Mots-clés: puits infini · décomposition sur une base propre · probabilités d'énergie · énergie moyenne · évolution temporelle · période de résurgence
Exercice 1 : État initial parabolique dans le puits infini
Une particule de masse est confinée dans un puits infini entre et , d'états propres et énergies
À l'instant , la particule est préparée dans l'état
On donne , ainsi que les sommes sur les entiers impairs et .
Pour l'énergie moyenne, on utilise dans le puits et une intégration par parties, dont le terme de bord est nul grâce aux conditions aux limites : On a utilisé , obtenu par le changement de variable .
Pourquoi les coefficients d'indice pair sont-ils nuls ?
Pour pair, et . Pour impair, , et Les coefficients pairs sont nuls pour une raison de symétrie : est symétrique par rapport au milieu du puits, , alors que les d'indice pair sont antisymétriques par rapport à ce point. Leur produit scalaire est donc nul.
L'état initial est donc très proche du fondamental, ce qui n'est pas surprenant puisque la parabole ressemble beaucoup à l'arche de sinusoïde . La somme des probabilités vaut comme l'exige l'identité de Parseval. L'énergie moyenne vaut en accord avec la première question. Comme , on a , légèrement supérieur à comme il se doit, puisque le fondamental minimise l'énergie moyenne. C'est le principe de la méthode variationnelle : une fonction d'essai bien choisie donne une borne supérieure, ici très bonne, de l'énergie du fondamental.
Les probabilités d'énergie sont constantes. En revanche, la densité de position contient les termes croisés , qui dépendent du temps. Comme toutes les énergies sont des multiples entiers de , , toutes les phases reprennent simultanément leur valeur initiale lorsque est un multiple de . La fonction d'onde est alors exactement , et l'évolution est périodique de période En fait, comme seuls les impairs interviennent et que est alors divisible par , la densité est même périodique de période : on vérifie que , et le second facteur vaut pour , de sorte que l'état ne diffère de l'état initial que par une phase globale. Dans le cas présent, l'état est si proche du fondamental que les variations de la densité restent de toute façon très faibles.